Mon enfant dit "je suis nul" :

- ce que vous ressentez,

- comment se construit la confiance en soi

-que faire dès aujourd'hui ?

Votre enfant dit "je n'y arrive pas" et refuse ses devoirs par peur d'échouer ? Nous allons comprendre ce qui se passe vraiment, et je vous partagerai une action concrète pour l'aider à se faire confiance.

Votre enfant regarde ses devoirs, Il soupire.

Puis il lâche son crayon et dit : "Je suis nul. De toute façon j'y arrive jamais."

 

Bien sur, vous lui répondez qu'il n'est pas nul, que vous êtes fier(e) de lui, que vous l'aimez quoi qu'il arrive. Et vous voyez bien que cela ne suffit pas. Il hoche la tête, ou il ne répond pas du tout. Et demain, la même scène recommence.

 

Vous faites tout ce qu'on dit de faire. Et cela ne suffit pas.

 

Avant de vous donner une piste concrète, j'ai besoin de mettre du sens sur ce que vous traversez, et de vous expliquer ce qui se passe vraiment quand un enfant ne se fait pas confiance. Parce que ce n'est pas ce qu'on croit.

 

Ce que vous vivez, et que vous ne formulez pas vraimentTitre

Il y a une douleur très particulière à entendre son enfant se dénigrer. Ce n'est pas la même que de le voir tomber ou pleurer. C'est plus profond. Parce que vous ne pouvez pas poser un sparadrap sur ça.

 

Il y a l'impuissance, d'abord. Vous avez les mots. Vous avez l'amour. Vous lui dites qu'il est capable, qu'il est intelligent, qu'il fait de son mieux. Et rien ne prend. Cette impuissance-là est épuisante parce qu'elle ne ressemble à rien de ce qu'on vous a appris à gérer.

 

Il y a aussi une inquiétude sourde qui s'installe. Pas une panique, mais cette pensée qui revient : est-ce que ça va s'arranger ? Est-ce que ce manque de confiance va le suivre à l'adolescence, puis à l'âge adulte ? Est-ce qu'il va passer à côté de sa vie par peur d'essayer ?

 

Et puis il y a quelque chose de plus délicat, que beaucoup de parents n'osent pas nommer même à eux-mêmes : un sentiment de culpabilité. La question silencieuse de savoir si vous y êtes pour quelque chose. Si vous avez mis trop de pression sans le vouloir. Si vos propres doutes ont déteint sur lui.

 

Ce n'est probablement pas ce que vous avez fait. Mais cette question-là mérite qu'on la pose, non pour vous accabler, mais parce que comprendre d'où vient la confiance en soi d'un enfant change complètement la façon dont on peut l'aider.

Comment se construit la confiance en soi chez un enfant ?

La confiance en soi, chez un enfant, ne vient pas de ce qu'on lui dit. Elle vient de ce qu'il vit.

 

C'est là que la plupart des parents sont pris en défaut... non par maladresse, mais parce que personne ne leur a expliqué ce mécanisme. On croit que si on répète à un enfant qu'il est capable, il finira par le croire. Mais le cerveau de l'enfant ne fonctionne pas comme ça.

 

La confiance en soi se construit à partir d'expériences réelles de compétence. Pas de réussite complète ...de compétence ! C'est-à-dire le moment précis où l'enfant se dit, en lui-même : "J'ai fait quelque chose que je ne savais pas faire avant." Ce moment-là, répété, ancré, reconnu : c'est lui qui construit la confiance. Pas les mots qu'on lui dit autour.

 

Ce qui se passe chez un enfant qui dit "je suis nul", c'est que son cerveau a appris à associer l'effort à la menace. Chaque tentative est une occasion potentielle d'échouer. Et pour un cerveau qui cherche à se protéger, ne pas essayer est plus sûr qu'essayer et rater. Refuser de faire ses devoirs, lâcher avant d'avoir commencé, dire "je suis nul" avant même d'avoir essayé...tout ça, c'est une stratégie de protection.

Ce n'est pas de la paresse. Ce n'est pas du caprice. C'est un cerveau qui fait son travail de survie.

 

Ce que votre enfant a besoin d'apprendre, ce n'est pas qu'il est capable : c'est que l'erreur ne le définit pas. Que rater quelque chose ne veut pas dire être nul.

Et cela, on ne peut pas le lui dire.

On doit le lui faire vivre.

 

Pourquoi "je suis fier(e) de toi" ne suffit pas ?Titre

Vous lui dites que vous êtes fier(e) de lui. C'est vrai, c'est sincère, et il le sait.

Mais cela ne suffit pas, et voici pourquoi.

 

Quand un enfant est convaincu qu'il est nul, votre fierté crée un paradoxe dans son cerveau. Il ne peut pas intégrer les deux à la fois : "je suis nul" et "mes parents sont fiers de moi". Alors son cerveau choisit ce qu'il connaît le mieux. Ce qu'il se répète depuis des semaines. Ce qui lui semble le plus vrai.

 

En plus de cela, la fierté porte sur le résultat : sur ce qu'il est, pas sur ce qu'il fait. Et c'est justement ce lien entre l'identité et la performance qui pose problème. Quand on dit "tu es fort", l'enfant entend "donc si j'échoue, je ne suis plus fort". Ce qui renforce la peur d'essayer, pas l'inverse.

 

Ce qui fonctionne, c'est déplacer le regard. Passer du résultat au processus. Non plus "tu es capable", mais "tu as fait quelque chose que tu ne savais pas faire". Ce glissement-là est petit dans la forme. Il est énorme dans l'effet.

Ce que vous pouvez faire dès aujourd'huiTitre

Je ne vais pas vous donner une liste de choses à changer dans votre façon de parler à votre enfant. Je vais vous en donner une seule, concrète, applicable dès aujourd'hui et qui déplace quelque chose de réel dans la façon dont il se perçoit.

Nommer ce qu'il a fait, pas ce qu'il est.Titre

Ce soir, ou demain matin, ou la prochaine fois qu'il fait quelque chose (même quelque chose de petit)

au lieu de lui dire "tu vois, tu es capable", dites-lui autre chose.

La micro-action du jour

Choisissez un moment de la journée où votre enfant a fait quelque chose qui lui a demandé un effort (même minime). Terminer un exercice qu'il trouvait difficile. Essayer une nouvelle activité. Recommencer après avoir abandonné.

 

Et dites-lui, précisément : "Tu vois ce que tu viens de faire ? Tu ne savais pas faire ça avant. Maintenant tu le sais. C'est ça qui compte."

 

Pas "tu es fort". Pas "je suis fier(e)". Juste : ce que tu as fait, et ce que ça signifie vraiment.

Ce qui se passe dans le cerveau de votre enfant quand vous faites cela : vous séparez sa valeur de sa performance. Vous lui montrez que l'effort a une réalité concrète, que quelque chose a changé, que c'est lui qui l'a fait changer. Et vous lui donnez une preuve. Pas une opinion. Une preuve.

 

Les preuves, le cerveau les retient. Les opinions, il peut les rejeter. C'est pour ça que "tu es capable" ne suffit pas, et que "tu viens de faire quelque chose que tu ne savais pas faire" commence à construire quelque chose.

 

Cela prend du temps, cela demande de la répétition. Mais chaque fois que vous le faites, vous posez une brique dans quelque chose que personne d'autre ne peut construire à votre place.

Quand cela va plus loin qu'un manque de confiance...Titre

Certains enfants ont un manque de confiance en soi qui répond bien à ces ajustements progressifs dans la façon dont les parents leur parlent et les accompagnent. D'autres ont quelque chose de plus ancré... une peur de l'échec qui paralyse vraiment, un évitement systématique de tout ce qui demande un effort, une façon de se dénigrer qui ressemble moins à un état passager qu'à une conviction profonde.

 

Si votre enfant refuse ses devoirs de façon régulière par peur d'échouer, si cette phrase "je suis nul" revient chaque jour depuis des mois, si rien de ce que vous essayez ne semble changer quoi que ce soit: c'est le signe qu'il a besoin de plus qu'un ajustement à la maison.

 

Pas parce que vous avez échoué. Mais parce que certaines choses se travaillent dans un espace différent, avec un regard extérieur, un espace où l'enfant n'a pas à gérer votre regard à vous qu'il aime et dont il a peur de vous décevoir en même temps.

 

C'est pour cela que je vous offre l'accèss à la Masterclass offerte Confiance en soi.

Votre enfant peut apprendre à croire en lui. Vous pouvez l'y aider !

La Masterclass Confiance en soi vous donne les clés pour comprendre ce qu'il se passe dans le cerveau de votre enfant quand il dit "je suis nul" — et comment agir, pas à pas, pour que quelque chose change en profondeur. Pas des encouragements vides. Des outils concrets, fondés sur ce qui fonctionne vraiment.

Pamela Prévost, psychologue clinicienne spécialisée dans l'accompagnement des enfants. J'aide les parents à comprendre ce qui se passe vraiment chez leur enfant et à agir avec les bons outils, en plus de tout votre amour.